Pourquoi il est parfois essentiel de ne rien faire : l’explication d’un neuropsychologue

Une vidéo éclairante pour remettre en question nos idées reçues sur la « paresse » :

A la Croisée des Chemins, les jeunes peuvent relâcher la pression, puisqu’ils sont libres de leurs activités et de leurs apprentissages.

Vous vous posez peut-être la question : Et s’ils choisissent de ne rien faire ? Allez-vous les laisser ? Oui, car ce n’est pas une perte de temps !

Ne « rien faire », c’est un jugement réducteur vu de l’extérieur, en réalité un être humain fait toujours quelque chose à l’intérieur de lui, volontairement ou non. Même pendant le sommeil, il y a des activités indispensables qui se produisent en nous.

Ce temps de décompression est incontournable lorsque le jeune a souffert pendant sa scolarité antérieure. Il a besoin de retrouver confiance en lui et en les autres, d’identifier ses sentiments et ses désirs. Il cherche l’accès à sa « boussole intérieure » (1) pour pouvoir s’orienter dans la vie.

Cela peut aussi être un temps d’observation et d’adaptation à un nouvel environnement social. Notre école fonctionne en effet selon des principes et des règles bien différents de ce à quoi il a été habitué.

Nous observons dans notre école que cette période de transition est constructive, car nous témoignons aux jeunes de notre confiance, nous ne les jugeons pas. Au bout de quelques semaines ou quelques mois, la curiosité et l’envie d’apprendre réapparaissent avec force.

Lors des réunions mensuelles avec les parents, nous écoutons leurs inquiétudes s’ils en ont, et partageons ce qui fonde notre confiance, pour que l’enfant puisse recevoir un soutien cohérent dans ce qu’il vit, entre la maison et l’école.

Thomas

(1) Cette expression fait référence de façon imagée à ce que Carl Rogers a nommé le « centre d’évaluation interne », dans la théorie de l’approche centrée sur la personne.