La boîte à outils du vivre ensemble

« Vivre ensemble »… au travail, en famille,
dans une association, dans son quartier :

des intentions aux pratiques et retour

Que faire pour améliorer les relations avec les personnes que nous côtoyons ?
Que faire pour travailler en équipe de manière plus satisfaisante ?

Que faire pour bien vivre dans les institutions (entreprise, école, etc.) ?

Que faire pour contribuer à la revitalisation des liens sociaux ?

Le thème de cette formation est porteur d’un double défi :

  •  d’une part, constater que notre culture ne nous a pas forcément équipé avec les outils dont nous avons besoin aujourd’hui pour considérer « le facteur humain » comme une richesse plutôt que comme un problème. Il s’agit donc d’aller chercher de nouveaux outils en réponse aux difficultés rencontrées par chacun.
  • d’autre part, reconnaître qu’il n’est pas facile d’utiliser concrètement ces nouveaux outils sans avoir pris le temps de se les approprier. Il s’agit donc, quelle que soit la méthode ou la technique, d’apprivoiser les attitudes, les façons de percevoir et d’agir, qui vous permettront de vivre dès maintenant les situations d’une façon nouvelle.

Ma boîte à outils contient en particulier :
– l’approche centrée sur la personne et la communication non-violente, pour transformer la relation à soi et aux autres,

– la sociocratie ou « gouvernance dynamique », méthode visant l’auto-organisation des systèmes humains.

Je m’intéresse également à la démarche :
– de l’analyse institutionnelle, pour faciliter la prise de conscience des
(dys)fonctionnements collectifs,

– de la thérapie sociale, afin de soutenir l’expression des conflits dans la vie sociale et ainsi sortir de la violence,
– du projet Toolbox, afin de permettre aux jeunes (et aux adultes qui sont avec eux !) de développer des outils d’intelligence émotionnelle et relationnelle.

Voir des références sur ces outils en bas de page.

A la demande d’un groupe, d’une organisation, je peux proposer une intervention sur mesure incluant des temps tels que conférence, atelier, journée de formation, accompagnement individuel.

Mon intention en tant que facilitateur :
– permettre aux participants de clarifier leur questionnement, leurs priorités, leurs ressentis,  à partir de leurs expériences personnelles relatives au « vivre ensemble » ;
– faire découvrir les outils que j’apprécie et que j’utilise, en fonction des besoins exprimés, et permettre aussi aux participant-e-s de partager leurs outils ;
– nous permettre de coopérer d’une façon créative afin de soutenir l’avancement de nos projets respectifs ; et en ce qui me concerne de faire émerger des besoins pour des stages d’approfondissement plus ciblés, en invitant des autres intervenant-e-s le cas échéant.

Déroulement

Ce stage de 2 jours peut être programmé en fonction des demandes lors d’un week-end, à Dijon ou bien dans votre ville si vous pouvez rassembler un groupe intéressé.

Je peux le proposer sur un week-end ou encore sur 2 samedis ou dimanches consécutifs, cette formule présentant l’avantage, pour des personnes habitant à proximité : de simplifier l’organisation personnelle ou familiale en laissant une journée libre & de laisser un temps de réflexion ou d’expérimentation personnelle pendant la semaine.

Ces 2 journées sont en elles-mêmes une expérience de vivre ensemble. Elles donnent l’occasion de découvrir et pratiquer des outils relatifs à :  la relation, la communication, l’organisation, la prise de décision…

L’apprentissage a donc lieu sur plusieurs niveaux :
– apprendre de ce qui se passe dans le groupe pendant le week-end, avec la sécurité du cadre dont je suis garant en tant que facilitateur ;
– apprendre de nos expériences passées, par les prises de conscience que permettent les échanges dans le groupe ;
– apprendre à partir des expériences partagées par les autres, qui permettent à chacun-e d’élargir sa perception de la réalité.

Présentation du facilitateur, Thomas Marshall

Je suis membre actif de l’École de la Croisée des Chemins, et j’y occupe plusieurs fonctions. J’ai rejoint le projet en mars 2013 en tant que facilitateur sociocratique. Dans cette équipe et dans l’ensemble des activités de l’association, vivre ensemble est une pratique et une recherche permanente.
La facilitation de l’apprentissage centrée sur la personne que nous pratiquons m’apporte une grande satisfaction dans l’animation de groupes de formation.
Je suis également membre du cercle de direction du Centre Français de Sociocratie depuis 2011.
Je me suis impliqué dans la refonte des statuts du mouvement Colibris, qui visait à y déployer ce mode de gouvernance.
J’ai mené des recherches sur l’apprentissage et la transmission des métiers de l’artisanat, jusqu’à une thèse de doctorat en sciences de la communication, soutenue en 2012 à l’Université de Bourgogne.

Modalités pratiques

Lieu : 10 rue de la Marseillaise – 21000 Dijon

Horaires : de 9h à 18h
Ce week-end sera programmé en fonction des demandes.

– Pour le déjeuner, nous proposons un repas végétarien et bio préparé sur place à 10 euros (merci de nous signaler des besoins spécifiques). Il est également possible d’apporter son propre repas.

Tarifs : 190 euros
Règlement en espèces / par chèque à l’ordre de École de la Croisée des Chemins / par virement bancaire (demander un RIB).

– Merci d’envoyer votre bulletin d’inscription accompagné d’un chèque d’acompte de 50 euros libellé à l’ordre de « École de la Croisée des Chemins » (encaissé après la formation).

L’adhésion à l’association est facultative.

Le solde sera réglé sur place le premier jour du stage.
Un nombre minimum de 5 personnes est requis pour que la formation soit effectivement proposée.
En cas de désistement de votre part moins de 15 jours avant la date prévue, l’acompte sera retenu. Il vous sera restitué en cas d’annulation de notre part.

Bulletin d’inscription à renvoyer accompagné de l’acompte à notre adresse :
École de la Croisée des Chemins – 10 B rue de la Marseillaise – 21 000 DIJON

Prénom et Nom – Adresse postale – Numéro de téléphone – Courriel

Je m’inscris à la formation « la boîte à outils du vivre ensemble » des … 2016.
Je m’inscris aux repas : oui – non

Références :
– Au sujet de l’approche centrée sur la personne : les écrits de Carl Rogers, ainsi que nos textes de présentation ici et
– Au sujet de la communication non-violente : Marshall Rosenberg, « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)« , éd. La Découverte, et le site francophone sur la CNV. Des vidéos de Marshall Rosenberg.
– Gerard Endenburg, initiateur de la sociocratie aux Pays-Bas, auteur de plusieurs livres hélas non traduits en français.
  Plus d’informations sur le site du Centre Français de Sociocratie.
– « Analyse institutionnelle, des outils essentiels pour le management« , un manuel tiré de la longue expérience de Gaston Jouffroy (Pontarlier, édité en 2006 à compte d’auteur).
– Mark Collin, psychothérapeute américain, fondateur du Toolbox Project ; il nous a rendu visite en novembre 2013 et nous a proposé de revenir à Dijon pour partager son magnifique travail pédagogique qui rend accessible aux enfants des outils simples et puissants pour vivre mieux.

– Au sujet de la thérapie sociale, Charles Rojzman, Sortir de la violence par le conflit, La Découverte, 2008. Extraits des pages 103-4.

C. Rojzman : « Qu’est-ce que vivre ensemble ?
Dans l’acceptation courante, vivre ensemble suppose que les conflits ne doivent pas exister. Nous devons tous nous aimer ou du moins nous respecter avec nos différences. L’idée est belle et louable, mais elle omet un point essentiel : nous ne sommes pas seulement différents, nous sommes aussi en désaccord, nos avis divergent sur la manière de concevoir la vie en société, l’éducation, le civisme, la religion, le bien et le mal… Vivre sans conflits, cela signifierait taire ce que l’on pense ou désire au profit d’une entente pacifique. Cela signifierait accepter tout des autres, parfois au détriment de nos propres intérêts ou de nos propres convictions. Il s’agirait de tolérer tous les discours et tous les actes pour construire une société sans heurts.

Ce projet est irréaliste et dangereux. Irréaliste parce que l’homme est un être de désirs et de convictions. Il donne du sens à sa vie en s’opposant, en développant des idées, en transformant son environnement, en influençant les autres. Il pense et agit. Le forcer à se taire et à tout accepter reviendrait à nier son existence. Personne, si ce n’est en situation de dépression, ne peut se soumettre à une telle annihilation de soi.
Mais surtout ce projet est dangereux. L’Histoire montre en effet que, aussitôt appliquée cette vision du vivre ensemble, un bouc émissaire doit être désigné pour représenter le mal, celui qui empêche l’harmonie. »

« Vivre ensemble, c’est faire société avec les gens comme ils sont, inégaux, apeurés, angoissés, et aussi entreprenants, rêveurs, délinquants, un peu fous, névrosés. »