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Les bagues religieuse au 19e siècle

Bien que les anneaux anciens qui nous sont parvenus, et desquels l'origine chrétienne est prouvée par leurs dispositifs, leur provenance, etc., soient assez nombreux (voir Fortnum dans "Arch. Journ.", XXVI, 141, et XXVIII, 275), nous ne pouvons pas, dans la plupart des cas, les identifier à un quelconque usage liturgique. Il ne fait aucun doute que les chrétiens, tout comme les autres peuples, portaient des bagues relativement à leur position dans la vie, car les bagues sont mentionnées sans réprobation dans le Nouveau Testament (Luc, xv, 22, et Jacques, ii, 2) : De plus, saint Clément d'Alexandrie (Pied., III, c. xi) dit qu'un homme pouvait régulièrement porter une jonc à son petit doigt, et qu'elle devait porter un emblème religieux - une colombe, un poisson ou une ancre - bien que, d'autre part, Tertullien, saint Cyprien et les Constitutions apostoliques (I, iii) protestent malgré l'ostentation des chrétiens à se parer de bagues et de pierres précieuses. En tout cas, les Actes des Saints Perpétue et Félicité (c. xxi), vers le début du troisième siècle, nous informent que le victime Saturus prit un anneau du doigt de Pudens, un soldat qui regardait, et le lui rendit comme souvenir, couvert de son pur sang. Sachant que, à l'époque païenne de Rome, chacun flamen Dialis (c'est-à-dire un prêtre spécialement consacré au culte de Jupiter) avait, comme les sénateurs, le privilège de porter une bague en or, il ne serait pas surprenant de trouver au IVe siècle des preuves que les évêques chrétiens portaient des bagues. Mais les divers trouée auxquels on a fait appel pour le prouver ne sont pas authentiques ou ne sont pas concluants. Saint Augustin parle en effet de disposer plomb une lettre avec une semaine (Ep. ccxvii, in P.L., XXXIII, 227), cependant d'un autre côté, son simultané Possidius déclare expressément qu'Augustin lui-même ne portait pas de semaine (P.L., XXXII, 53), ce qui nous amène à conclure que la possession d'un sceau ne prouve pas l'utilisation d'une bague religieuse homme comme partie des insignes épiscopaux. Cependant, dans un décret du pr Boniface IV (610 ap. J.-C.), nous entendons crier de moines élevés à la dignité épiscopale en tant qu'anulo pontificali subarrhatis, tandis qu'au quatrième concile de Tolède, en 633, on nous dit que si un prince de l'Église a été déposé de sa charge et qu'il est ensuite réintégré, il doit recevoir encore une fois l'étole, l'anneau et la crosse (orarium, anulum et baculum). À peu près à la même époque, saint Isidore de Séville associe l'anneau à la crosse et déclare que le premier est conféré comme "un emblème de la dignité pontificale ou du scellement de secrets" (P.L., LXXXIII, 783). Dès lors, on peut supposer que l'anneau était à proprement articuler un ornement épiscopal conféré lors du rite de consécration, et qu'il était communément considéré comme emblématique des promesse de l'évêque avec son Église. Aux huitième et neuvième siècles, dans les MSS du Sacramentaire grégorien et dans quelques pontificaux anciens (par exemple, celui attribué à l'archevêque Egbert d'York), nous trouvons différentes formules pour la remise de l'anneau. La formule grégorienne, qui subsiste sommairement même nos jours, est la suivante : "Reçois l'anneau, c'est-à-dire le sceau de la foi, qui te permet, toi qui es paré d'une foi sans tache, de garder intact l'assurance que tu as pris envers l'épouse de Dieu, sa sainte Église". Ces de deux ans idées, soit le sceau, symbole de discrétion, et la fidélité conjugale, dominent le symbolisme de l'anneau dans presque toutes ses utilisations liturgiques. Cette dernière idée a été poussée si loin dans le cas des évêques que nous trouvons des décrets ecclésiastiques stipulant que "l'évêque qui déserte l'Église à laquelle il a été consacré et se transfère dans autre est coupable d'adultère et encourt les mêmes peines que l'homme qui, démissionnant sa lumineux femme, va vivre avec un femme" (Du Saussay, "Panoplia episcopalis", 250). C'est peut-être cette idée d'épousailles qui a contribué à établir la règle, de laquelle on entend articuler dès le IXe siècle, selon laquelle l'anneau épiscopal devait être placé au quatrième doigt (c'est-à-dire celui qui suit l'auriculaire) de la menotte droite. Comme l'anneau pontifical devait être porté à l'aubaine par-dessus le gant, il est fréquente de trouver des spécimens médiévaux de grande taille et proportionnellement lourds dans leur exécution. L'inconvénient du relâchement qui en résultait était souvent résolu en plaçant un autre anneau plus petit juste au-dessus, en goût de garde (voir Lacy, "Exeter Pontifical", 3). Comme le montrent les images de l'époque médiévale et de la Renaissance, il était autrefois tout à fait habituel pour les évêques de porter d'autres anneaux en plus de l'anneau épiscopal ; en effet, l'actuel "Caeremoniale episcoporum" (Bk. II, viii, nn. 10-11) suppose que c'est encore vraisemblablement le cas. La coutume prescrit qu'un laïc ou un clerc de rang inférieur, lorsqu'il est présenté à un évêque, doit lui baiser la main, c'est-à-dire son anneau épiscopal, cependant c'est une erreur populaire de supposer qu'une quelconque indulgence est attachée à cet acte. Les anneaux épiscopaux, tant à une époque antérieure que postérieure, étaient parfois utilisés comme réceptacles pour les reliques. Saint Hugh de Lincoln possédait un tel anneau qui devait être d'une capacité considérable. (Sur l'investiture chez anneau et chez bâton, voir Le conflit des investitures).